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15/02/2013

L'Europe et la Jeunesse, Le Café Europe du 26 Février 2013

Paris, France, Europe, Jeunesse, gilles LE BAIL, Aurélien CARON, Catherine MOURADIAN


Faisons ensemble un bilan de la société européenne; en période de crise nous avons besoin de toutes les énergies pour trouver des solutions, impulser des idées et exiger leur mise en oeuvre...

Venez nombreux, partager notre débat avec Gilles LE BAIL qui vient de publier aux éditions Fortuna

"L'Europe : Défaite ou Défis" qu'il dédicacera sur demande en fin de soirée et 

Aurélien CARON  Président des Jeunes Européens - France (Les Jeunes du Mouvement Européen de France), http://www.jeunes-europeens.org

 

Gilles Le Bail : 

http://www.gilleslebail.fr

On ne nait pas engagé, on le devient.

Ancien international d’athlétisme, Gilles Le Bail a très tôt développé le goût de l’effort et du challenge. Il consacre une partie de sa vie à défendre des valeurs humanistes. Sous la direction de Dominique Schnapper, membre du Conseil Constitutionnel, il obtient un master I. Engagé dans la vie associative, il devient Vice-Président de l’UFCV et puise ses valeurs dans le personnalisme.

Après un master II à l’EHESS et à l’ENS, il devient Délégué National à la Croix-Rouge Française. Il y accompagne les orientations stratégiques. Au travers des projets opérationnels, il est directement confronté aux enjeux internationaux et européens.

Directeur Général de JCLT, membre consultatif du Conseil Economique et Social de l’ONU à Genève, il développe des projets pour des enfants maltraités ou délinquants.

Délégué Général de la FFMJC, il s’appuie sur un réseau de 2 millions d’adhérents, dont 500 000 jeunes. Il construit des relations avec les collectivités locales, les parlementaires, le gouvernement français et les entreprises. Il s’engage sur des réformes comme la décentralisation, les politiques en direction des jeunes ou de la culture. Il développe des relations internationales avec les pays du Maghreb, d’Afrique noire, de l’Allemagne et l’Italie.

Il intervient à l’Université de Pékin (Chine) et en Bolivie, sur les liens entre démocratie et société civile à la demande du Ministère des Affaires Etrangères français.

Elu à la Présidence du CNAJEP, de 2009 à 2011, il représente un secteur de 430 000 associations, 6 millions de bénévoles, 650 000 salariés et 1,4% du PIB. Il assume également la Vice-Présidence de la CPCA représentant le mouvement associatif français. Il est membre du Comité national de Suivi du Grenelle de l’Environnement.

Toutes ces actions sont à la genèse de son premier livre « Et pour que Marianne chante à nouveau », qui témoigne de ses convictions en matière de citoyenneté et de valeurs républicaines. Ses propos optimismes s’orientent vers les jeunes et l’avenir de la société française. Ce livre est sélectionné par le Prix Edgar Faure en 2011.

En novembre 2012, il publie « L’Europe : défaite ou défis » préfacé par B. Esambert, membre de la COB, qui co-préside le groupe Bolloré et le Conseil de surveillance de Lagardère-Groupe et l’Institut de l’Entreprise.

Consultant-expert auprès des collectivités locales et des entreprises, il intervient sur les conduites de changement, sur les opportunités et les atouts de l’Union Européenne, sur la mise en place des partenariats public/privé, et des politiques de jeunesse et de culture.

09/11/2012

Les nouvelles routes de la soie - Notre Café Europe IDF, le 20 Nov 2012

Europe, Asie Centrale, Aymeri de Montesquiou, Mouvement EuropéenFrance, Solidarité Europe Liberté, Catherine Mouradian

La saison est repartie ! J'espère vous retrouvez tous. Une soirée chaleureuse et passionnante autour de  Aymeri de MONTESQUIOU, Sénateur du Gers, Vice-Président de la commission des finances, Membre de la commission des affaires européennes et ancien Représentant spécial du Président de la République pour l’Asie centrale.  Passionné par les pays d’Asie centrale ayant fait plus d’une centaine de voyages dans ces pays méconnus du Sud de l’ex URSS, Aymeri de Montesquiou est aussi l’auteur d’un rapport pour le Premier Ministre, « Vers un nouveau partenariat entre la France et les pays d’Asie Centrale » Ed: La documentation français , 2005  

Vers un nouveau partenariat entre la France et l'Asie Centrale.pdf  

Notre débat portera sur «L’Europe et les nouvelles routes de la soie » Quelle place pour la France et l’Europe dans ce nouvel Eldorado entre Russie et Chine ? Des enjeux  politico–industriels majeurs, un vaste territoire en pleine mutation...

Cette année, inaugurons un partenariat avec Radio Enghien/ ID FM qui diffusera en différé nos débats et la diffusion conjointe des Café Europe avec le Mouvement Européen France... Je vous remercie par avance de votre présence et de vos soutiens actifs.

Excellente journée à tous

Catherine Mouradian

R.S.V.P. : camouradian@free.fr - 06 77 71 60 54

28/11/2007

Europe et Turquie, un marché de dupes

Chers amis,

Beaucoup d'entre vous connaissent l'article cité en référence que j'ai écrit l'an passé sous le titre "Démocratie et aveuglement" et publié sur "Pensez libre"; il ne s'agissait pas de grande littérature mais d'un texte qui ne pouvait disparaître du Web. "Pensez libre" n'existant plus, voici une version actualisée plus générale et publiée aussi sur le site d'un Think Tank, animé par une amie, qui traite de questions européennes. "Initiative Europe" est relativement récent mais si vous avez quelques minutes regardez aussi les autres articles et n'hésitez pas à faire des commentaires. Nous préparons peu à peu un projet en vue des Européennes de 2009. Bonne lecture .

L’an passé un certain 12 Octobre 2006, je m’étais élevée contre une initiative politique inutile et absurde, certains arméniens se félicitant  de la position de notre Assemblée Nationale sur le Génocide arménien. Certes, je les comprends ; cela fait 40 ans qu’on ment aux arméniens sur l’engagement réel des politiques face à la Turquie qui a massacré plus de 50% de la population arménienne au début du XXe siècle. Mais, la France n’a pas besoin de se donner bonne conscience en promulguant une loi inutile visant seulement à faire respecter une vérité historique déjà validée par un acte officiel, d’ailleurs le Sénat ne semble pas vouloir ratifier ce texte peu gratifiant pour la France des humanités et de la sagesse.

Quand la France soutient l’Arménie, je m’en réjouis ; cela nécessite un vrai courage politique au regard des oppositions internationales. Je soutiendrai toujours haut et fort tout acte dénonçant les crimes contre l’humanité. Mais, faut-il avoir à ce point oublié la réalité historique et géopolitique du XXe siècle pour qu’à présent au pays de la liberté d’expression on ne sache plus faire respecter les vérités que par la loi !

La question turque dépasse de loin le cadre d’une simple loi hexagonale mais concerne directement tant les rapports de la Turquie avec l’Europe et la France que la définition même de l’Europe.

Des faits historiques patents et authentifiés 

Avons-nous oublié les témoignages de diplomates occidentaux de l’époque (cf Internet), sur les massacres subits par les arméniens, ainsi que l’acquittement par la justice allemande de Weimar de l’Arménien qui a tué en 1921 à Berlin TALAAT PACHA (un des ministres turcs commanditaires du génocide arménien); preuve évidente que ce génocide est très tôt connu même en Occident ! Ajoutons que la France a accueilli les premiers réfugiés arméniens vers 1920, qu’ils ont bénéficié, en reconnaissance de leur malheur du statut de « réfugié Nansen » dès 1935 ; en 1939 le Haut Commissariat sous l’égide de la SDN remplace l’Office Nansen. L’ONU a reconnu le génocide arménien comme tel en 1985 et certains pays, comme la France en 2001, ont officiellement fait acte de reconnaissance rappelant que la définition onusienne de « génocide » datant de 1948 s’applique clairement aux arméniens.  

Pourtant, à cause de la guerre froide, les Américains et les Européens, s’allient à la Turquie kémaliste, promettant l’Eldorado européen aux Turcs « occidentalisés ». La Turquie entre dans l’OTAN en 1952 puis siège au Conseil de l’Europe ! Depuis, avant chaque élection, les politiques français rejouent la même comédie burlesque aux Arméniens en affirmant leur soutien à la reconnaissance du Génocide pour ensuite (après les élections) se rapprocher des Turcs. Je rappelle à tous que si cette année est « l’année de l’Arménie », l’année prochaine sera  probablement celle de la Turquie …Que fera t-on alors ? S’agit-il d’une sinistre comédie ou d’un mensonge d’Etat envers la Turquie, les Arméniens et tous les citoyens européens ! Je ne mets pas en doute la réelle bonne foi de certains politiciens mais je constate un jeu diplomatique stérile.

Depuis plus de 90 ans Arméniens et autres chrétiens d’Orient étouffent de rage et d’impuissance face à la persistance de la question turque mais je voudrais crier sur les toits que le peuple turc n’est pas responsable de l’ignorance dans laquelle le pouvoir politique tente de le maintenir, que chaque pays a son histoire, ses misères et que chaque peuple a le droit d’être nationaliste ou patriote. Seule la négation grave et tragique de l’évidence est honteuse!

Je précise que je suis 100% arménienne et née en France. Dès l’enfance j’ai écouté régulièrement les anciens évoquer les massacres atroces auxquels ils avaient échappés de justesse et le goulag stalinien que ma famille paternelle avait connu en 1936. Très tôt, je me suis intéressée à l’histoire et sans être un grand expert, certains constats restent à la portée de  tous.

Une poudrière aux portes de l’Europe

En ce moment, la Turquie attaque régulièrement le Kurdistan Irakien, le pétrole de Mossoul n’est pas loin ! Les Kurdes de Turquie sont installés sur les anciens territoires arméniens en remerciement de leur aide au génocide de 1915 et ils sont prêts à se battre pour leur indépendance voir faire alliance avec les Kurdes irakiens.  Ainsi, un autre conflit armé se dessine, dans un silence médiatico-politique assourdissant, autour d’un Etat qui siège au Conseil de l’Europe !

Aujourd’hui la Turquie n’est plus celle des années 60 ; malgré la moderne Istanbul, le pays est gangrené par un islam intégriste qui laisse songeur et gagne du terrain. L’Europe n’a pu résoudre deux conflits larvés avec la Turquie  ; la question des frontières maritimes de la Grèce et la partition de Chypre. La reconnaissance du génocide n’est pas non plus, officiellement, un préalable à l’entrée de la Turquie en Europe (?) Ainsi, dans l’état actuel d’abrutissement politique il y a fort à parier que l’Europe va encore se laisser dépasser sur la question Kurdes !

Faut-il rappeler que si à force de pression la Turquie finit par reconnaître le génocide arménien, peut-être devra-t-elle rendre au moins un versant du Mont ARARAT. Que devra-t-on lui donner en échange ? L’Europe se prépare-t-elle à de vraies négociations, devra-t-elle vendre son âme ? A moins que l’on demande l’inacceptable aux arméniens, par exemple, céder le KARABAGH aux azéris en échange de matières premières ; en Europe aucun politique ne s’est alarmé du boycott énergétique que l’on fait subir à l’Arménie…Voilà de quoi réveiller une autre guerre au Sud Caucase … Avis donc aux amateurs de catastrophes humanitaires et écologiques !

Non, la question arméno-turque n’est pas une question bilatérale car elle soulève l’ensemble des questions qui relève de l’orientation géostratégique futur des pays membres de l’UE. Quel homme politique aura le courage et le bon sens d’anticiper ce qui pourrait devenir un autre KOSOVO afin de protéger l’intégrité et l’honneur de l’Europe et de la France  ?

Chaque pas vers la reconnaissance mondiale du génocide est vital, dans cette lutte le rôle de la France a été essentiel mais beaucoup d’arméniens ne peuvent laisser dévoyer les conditions de cette reconnaissance car ils sont aussi citoyens d’un pays libre. Jamais une loi ne fera l’histoire, c’est un exemple antidémocratique, une insulte à la liberté de pensée que bien des dictateurs seront contents de nous renvoyer à la figure, le gouvernement turc en premier !

Les peuples ne sont pas des pièces de mobilier que l’on déplace au gré des tyrannies, nous le savons tous !

La France moteur de l’Europe

Et que dire de l’expression d’une Europe construite avec les démocraties modernes sous prétexte que le droit de vote y est acquis ! Même, des états islamistes n’ont pas commis l’erreur de ne pas instituer récemment des élections dites libres. La définition de «démocratie moderne» ne peut plus se contenter de ce genre de raccourcis !

L’émigré arménien et ses fils comme la plupart des émigrés de l’Est, ont grandi dans l’amour de la France  ; cette France engagée, humaniste et moteur de l’Europe. Cet émigré facilement polyglotte, souvent viscéralement européen car il y nourrit sa pensé chrétienne, appartient à une vaste diaspora américano-européenne. S’il vit en France par fierté ou par choix ses yeux sont naturellement tournés vers le reste du monde ;  les politiques seraient bien inspirés de ne pas le prendre pour un aimable imbécile, aveugle ou sourd, au prétexte qu’il est d’un naturel courtois ! Tout arménien sait que le débat sur la Turquie en Europe dépasse la stricte reconnaissance du Génocide mais ne peut dissocier les deux thèmes. Nos grands géostratèges n’osent pas affronter cette réalité.

Quelle place allons-nous donner à la Turquie, que nous ne pouvons ni abandonner ni accepter en l’état ? Qui va redonner à la France le courage de sortir de son épais brouillard intellectuel, culturel et politique ?

Moi, je ne veux plus parler de frontières européennes mais d’éthique ! Quelle Europe bâtir si les fondations sont vides de sens ? Quel politique aura le courage et les moyens de dire à la Turquie que son comportement est en contradiction avec les attentes européennes, qu’en l’état actuel des choses 10 ans ne lui suffiront pas à revoir son histoire. Des personnalités courageuses en Turquie essayent parfois au péril de leur vie de faire émerger des vérités mais ici, pour les soutenir, nous optons pour la couardise politique et maintenant la censure nette !

La France serait-elle tombée si bas qu’elle ne soit plus apte à réveiller sa conscience nationale pour le respect naturel des peuples, des cultures et de l’histoire ! Si tel est le cas alors la France des libertés est morte et l’Europe ne sert à rien !

Je ne peux me résoudre à un tel gâchis et j’espère que la pensée de nos décideurs n’est pas complètement tombée dans l’inconsistance. J’attends un discours clair en harmonie avec les valeurs dans lesquelles j’ai été élevée. La réalité du monde est trop alarmante pour que l’on continue les violons consolateurs à tout va. Qui va mobiliser les média sur le sens réel de l’Europe de demain qui comme toute inconnue fait de plus en plus peur ?

L’Europe « une terre de paix et de concorde »

Une Europe de la méditerranée semble en construction sous l’impulsion de notre actuel Président sans doute l’idée n’est pas mauvaise, faudra-t-il encore être capable d’y garantir le respect des valeurs qui fondent l’idéal Européen ! Le retour aux conditions du Traité de Nice n’apporte aucune réponse éthique.

La campagne électorale pour les Européennes de 2009 va succéder aux municipales de 2008, je veux croire en un  sursaut !

La France si fière de son passé  sera-t-elle le moteur d’une nouvelle Europe consciente de son histoire, celle qui vibre depuis Charlemagne ou allons-nous continuer sa déconstruction en piétinant tous les espoirs des citoyens.

Si les politiques souhaitent que les français se réconcilient avec l’idée d’une Europe politique, il leur faudra taire la langue de bois au profit d’un discours clair sur les vraies réalités politiques, sociales économiques et culturelles !

« Sous prétexte de paix, du devoir de mémoire ou de stratégies complexes ne tombons pas dans le piège de la négociation molle et démagogique ; elle fait le lit des rancoeurs. Ne transigeons plus sur les valeurs qui sont notre identité et notre oxygène! » Cette conclusion fut celle d’un précédent écrit  mais reste pour l’heure particulièrement explicite car elle fonde toute politique pérenne.

Catherine Mouradian